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Crise sanitaire : cinq questions à Philippe Tailleur, CEO de Horus Software

Actif dans le domaine des solutions comptables depuis 35 ans, Philippe Tailleur nous parle des défis qui attendent les fiduciaires pendant le déconfinement…et bien au-delà !

 

Philippe, que pensez-vous de la vitesse à laquelle cette crise s’est produite ?

Tout a basculé en 3 jours ! Ça a été comme un tsunami. A la différence qu’un tsunami ne se produit qu’une fois, alors qu’ici un rebond de l’épidémie peut arriver à tout moment.
Le monde a vraiment changé. Et, tout comme beaucoup de petites et moyennes entreprises, les fiduciaires sont chamboulées, parce qu’elles n’ont pas pu s’adapter de manière optimale.

 

Avec quelles conséquences pour les comptables ?

Quand la crise a débuté, les fiduciaires ont tout fait pour rassurer leurs clients, mais souvent sans pouvoir leur apporter les chiffres dont ils avaient besoin. Concrètement, cela signifie que beaucoup d’entreprises sont entrées dans la crise avec une visibilité comptable et financière qui remontait au 31 décembre. Elles ne voudront jamais revivre une situation d’incertitude similaire, et vont donc maintenant solliciter massivement leurs comptables pour recevoir de l’information en temps réel, partout et constamment. Et qu’on ne s’y trompe pas : ce mouvement va perdurer bien au-delà de la crise actuelle. Dans ce contexte, certaines fiduciaires doivent changer leur organisation et se mettre rapidement en quête d’outils.

 

Vous allez nous parler de dématérialisation ?

Non. La dématérialisation est une notion qui a quinze ans, qui ne suffit plus à répondre aux problèmes de 2020. C’est un peu comme le mot « web », qu’on nous vend encore parfois comme un synonyme de modernité, alors qu’il ne veut plus rien dire. Ce que le comptable doit faire, c’est augmenter drastiquement ses performances dans le traitement de l’information, pour offrir du « on time » et les conseils qui vont avec. Investir dans un bon support technique me semble la solution la plus rapide et rentable.

Justement, quelles solutions techniques existent sur le marché ?

Voici mon conseil : oubliez les produits qui sont sur le marché depuis plus de vingt ans. Les couleurs ont certainement changé, et les mots « dématérialisation » ou « web » sont peut-être venus s’ajouter, mais fondamentalement elles n’ont pas évolué depuis les années 90. Je crois évidemment dans les solutions proposées par les nouveaux acteurs, qui utilisent les nouvelles technologies comme l’IA, et libèrent complètement les comptables des tâches répétitives.

 

A vous entendre, les fiduciaires ont quand même un peu de soucis à se faire.

Disons qu’elles sont face à un tournant, et que la manière de l’aborder sera décisive ! En réalité, seul le comptable qui refuse de s’adapter à du souci à ce se faire. En revanche, et que pour le comptable qui prend bien le virage, cette période est une opportunité en or de retrouver son véritable rang : celui de conseiller. D’un centre de coût, que les petites et moyennes entreprises ont de plus en plus de mal à financer, il peut se muer en centre d’expertise indéboulonnable. Et les outils pour y arriver sont à portée de main…

 

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