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L'histoire de Horus : 3e partie

Tout en choisissant de rompre avec le modèle commercial traditionnel, Horus doit convaincre des investisseurs extérieurs de rejoindre l’aventure. Sans trahir son ADN familial, ni son rêve de pérennité.

 

Parallèlement à l’intense défi technique que représente l’élaboration d’une nouvelle solution comptable (voir partie 2), Horus se retrouve confronté, dès l’année 2016, à un important défi financier.

 

« Dès le départ, nous voulions développer un modèle commercial en rupture avec ce qui se fait traditionnellement, explique Philippe Tailleur, CEO d’Horus Software. Alors que nos concurrents vendent selon un système de licence, nous avons toujours voulu opter pour un modèle de location. » Un choix risqué, mais qui repose encore une fois sur un constat de terrain : les jeunes veulent plus de liberté, et refusent de se lier à une technologie qui risquerait de les décevoir. « Or, si une licence rapporte de l’argent tout de suite, ce n’est évidemment pas le cas d’un contrat de courte durée, qui ne peut être rentable qu’au bout de 3 ou 4 ans. »

 

Conclusion : Horus ne pouvait être viable qu’en s’ouvrant à des investisseurs extérieurs, capables d’enrichir le capital initial. Mais à l’originalité du modèle économique, s’ajoutait un autre frein potentiel avec la philosophie de l’entreprise. « Ce que nous avons toujours voulu, c’est proposer un produit qualitatif, qui aide vraiment les entrepreneurs. Et nous voulons le faire évoluer sur le long terme, en Belgique, avec une équipe belge qui se sent bien au travail. » Un projet digital, mais aussi local et pérenne, donc. Une combinaison plutôt inhabituelle, aussi, « qui a pu dérouter les investisseurs. »

 

Investsud, d’investisseur à partenaire.

 

En mars 2017, et comme souvent dans l’histoire d’Horus, c’est une belle rencontre qui fit avancer les choses.

« Dans notre travail, les garanties n’existent jamais vraiment, explique Benjamin Cupers, partner chez InvestSud, société d’investissement particulièrement active dans le développement de PME. Toutefois, le background de Philippe et la qualité de son équipe nous ont directement séduits. De plus, notre propre expérience auprès des entreprises indiquait qu’Horus était sur la bonne voie en voulant développer un outil de comptabilité en temps réel. »

 

Et ce n’est pas l’aspect familial, ni la volonté de pérenniser le projet dans la région, qui allaient rebuter Benjamin Cupers. « Nous travaillons avec des PME familiales, et le développement régional fait partie de nos vocations. »

L’entrée dans l’actionnariat d’un investisseur comprenant parfaitement la philosophie du projet constituait donc un grand pas en avant. « Aujourd’hui, InvestSud est devenu un véritable partenaire, souligne Philippe Tailleur. Ils savent qu’on n’est pas là pour faire de l’argent et partir, mais bien pour développer un bon produit et durer. »

 

Convaincre les utilisateurs

 

Avec une équipe technique aux compétences reconnues et des investisseurs concernés, Horus pouvait prendre le large sereinement.

Quoique… « N’oubliez pas le défi commercial, et la résistance au changement dans le monde du travail », avance le CEO. « Il fallait maintenant convaincre les clients de la qualité de notre produit. »

Chose qui allait se faire grâce à la constitution d’un solide réseau d’intégrateurs, et à la mise en place d’une équipe commerciale motivée…

 

A suivre !

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